1) Relance logement : c’est quoi exactement ?
Le plan “Relance logement” est présenté comme un paquet de mesures pour augmenter le nombre de logements disponibles, notamment dans le parc privé. Parmi les objectifs affichés : revenir vers un rythme de 400 000 logements construits par an et viser 2 millions de logements d’ici 2030.
Mais le morceau le plus concret (pour un propriétaire bailleur), c’est le dispositif fiscal : si vous achetez un logement pour le louer, vous pourriez déduire une partie du prix d’achat (amortissement) + déduire l’ensemble des charges liées à la location (travaux, intérêts d’emprunt, taxe foncière…).
La promesse implicite : payer moins (voire zéro) d’impôt sur vos revenus locatifs, si les curseurs sont bien réglés.
2) Qui peut en bénéficier ?
D’après la présentation officielle, ce serait ouvert à tous les particuliers qui souhaitent investir dans un logement locatif, sur une durée annoncée de 3 ans.
À ce stade, la vraie question à se poser (et elle n’est pas bête) :
Est-ce que les modalités définitives resteront exactement celles annoncées, une fois les textes finalisés ?
En immobilier, ce qui compte, c’est la version “applicable”, pas la version “conférence de presse”.
3) Quels biens sont concernés ?
Le dispositif viserait des logements en immeubles collectifs (donc plutôt appartements / copropriété).
Deux cas sont cités :
- Logements neufs
- Logements anciens, à condition de faire des travaux représentant au moins 30 % de la valeur du bien
4) Les conditions à respecter (là où tout se joue)
Les points clés annoncés :
- Location en résidence principale
- Durée d’engagement : 9 ans
- Plafonds de loyers (intermédiaire / social / très social)
- Interdiction de louer à un membre proche de la famille
Traduction terrain : ce n’est pas “je fais ce que je veux”, c’est “je joue avec des règles… et en échange j’optimise”.
5) Pourquoi ça arrive maintenant ? (indice : DPE & tension locative)
Deux éléments pèsent lourd :
A) Le calendrier énergétique
Depuis le 1er janvier 2025, les logements classés G ne peuvent plus être mis en location (en France métropolitaine). Et la suite est déjà connue : F en 2028, E en 2034.
Donc mécaniquement : une partie du parc sort (ou sortira) du marché si les rénovations ne suivent pas.
B) Le DPE change au 1er janvier 2026
La méthode de calcul du DPE évolue au 1er janvier 2026 (notamment via l’ajustement du coefficient de conversion de l’électricité). Ça peut modifier l’étiquette de certains biens — parfois dans le bon sens, parfois non.
Conclusion : en 2026, investir sans regarder l’énergie, c’est un peu comme acheter une voiture sans ouvrir le capot. Ça peut rouler… ou faire “clac” au premier péage.
6) Ce que ça change concrètement pour un bailleur (et comment éviter les pièges)
Si vous envisagez d’investir (ou de réinvestir) en 2026, voilà la check-list simple :
- Vérifier la typologie du bien (collectif ou non)
- Chiffrer la rénovation (si ancien) : le seuil “travaux = 30 %” n’est pas anodin
- Valider l’équilibre locatif avec plafond de loyer (ça change le rendement facial)
- Anticiper le DPE : actuel + impact possible du calcul 2026
- Structurer la gestion : bail, conformité, diagnostics, pièces, suivi — parce que l’avantage fiscal n’aime pas l’à-peu-près
Et là, petite question qui vaut de l’or :
Est-ce que vous voulez “faire de l’investissement locatif”… ou “faire un second métier” ?
La différence, c’est souvent : le niveau de méthode.
7) Et localement, sur le secteur Pont-de-Vaux / Mâcon ?
Dans les zones où la demande locative est soutenue, ce type de dispositif peut remettre des logements sur le marché… à condition que les biens soient louables facilement (DPE, état, positionnement, dossier carré).
Sur les marchés “semi-tendus”, l’enjeu sera surtout :
- de ne pas surpayer le bien à l’achat,
- de maîtriser les travaux,
- et de sécuriser la location (profil, garanties, conformité).
Conclusion
Le dispositif “Relance logement” 2026 peut être une vraie opportunité si vous avez :
- un bien compatible,
- un budget travaux maîtrisé,
- une stratégie locative claire (plafond de loyer, durée, cible locataire),
- et une gestion rigoureuse.
Sinon, il risque de se transformer en sport de combat fiscal… et c’est rarement un hobby rentable.
👉 Si vous voulez, on peut analyser un cas concret (un bien + loyer cible + DPE + travaux) et voir si “Relance logement” colle vraiment à votre projet.